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MAHJONGG (afrobeat blanche - post punk/USA)
MAHJONGG (afrobeat blanche - post punk/USA)
Date : Le 19/07/2009 à 18h00
Lieu : Stimultania, 33, rue Kageneck à Strasbourg
Description : Ils sont huit et adorent le feu. Mais un feu musical, qui ne menace en rien leur studio de Chicago. Leur rock exalté et physique, ils ne peuvent l’imaginer sans lui infliger une brûlure afro, une surtension free-jazz ou une explosion funk. Si les racines de ce groupe originaire du Missouri prennent pied dans la liberté du post-punk, Mahjongg trace son chemin dans les digressions du genre, du dub des Slits au tribalisme de PIL, en passant par la fusion fondatrice de David Byrne et Brian Eno sur leur disque My Life in the Bush of Ghosts. Moins radical que leur premier album de 2005, ce Kontpab, atterri sur le label du barré Calvin Johnson, démarre par la polyrythmie étourdissante de Pontiac, pour évoquer un Hot Chip perdu dans la jungle (Kottbusser Torr) puis finir comme un Rapture qui tape sur des bambous (Rise Rice). Pour qui chercherait à comprendre leur biographie, le groupe élabore des théories à dormir debout sur la force née de l’humanité ou l’énergie positive de l’amour : des Red Hot Chili Peppers avec un cerveau à la place du petit pois, et des grains de sable dans les méninges.
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Où se cache la pulsion primitive aujourd'hui - Est-il encore possible de créer une musique de manière simple et instinctive, à la fois authentique et sincère, puissante et prenante, au milieu de toute la technologie, du confort (et du conformisme) qui nous entourent - Pour Mahjongg, la réponse est claire : Oui ! C'est même vital semble-t-il. Mystérieux collectif originaire de Columbia, récemment émigré à Chicago, les membres de Mahjongg assument leur obsession pour une certaine idée primitive de la musique, le rythme, la répétition, la transe, fusse-t-elle moderne. "Tropical industrial", telle est l'étiquette un rien provocate dont s'affublent ces quatre résidents de l'Illinois, cela n'empêche, Mahjongg cultive un respect évident pour l'afro-beat et plus généralement pour tout ce que l'Afrique des 70's a produit comme musique libre et funky depuis 30 ans. Signé pour un second album sur K Records, le fameux label de Calvin Johnson, Mahjongg nous offre ici un album qui réunit dans un même élan libérateur post-punk et funk blanc.
Sur Kontpab, ce collectif de multi-instrumentistes nord-américains se la joue donc sauvages urbains, noyant basse, guitare, batterie et casio keybords maltraités sous un déluge de percussions et de polyrythmies indigènes. Le quatuor accouche ainsi de pièces répétitives et obsédantes qui incarnent le pendant rachitique, mais tout aussi convaincant, des tambours du Burundi ou des gamelan balinais, joués dans une cave de la banlieue de Chicago (voir le prenant "Pontiac" qui ouvre l'album). Avec un naturel de ceux qui savent où ils vont, Mahjongg mélange musique post-industrielle (le mélancolique "Problems"), new wave afro ("Mercury"), jeu de guitare highlife (style original, principalement rythmique, prenant sa source au Ghana), pop arty ("Teardrops") et punk ("Tell The Police The Truth", "Those Birds are Bats" visiblement composé sous l'emprise de quelque stupéfiante substance), le tout dans l'improvisation la plus sauvage. On pense parfois à Liars unplugged, à Battles sans les maths, à Excepter en version acoustique, ou à certain "Collectif d'Animaux" de Brooklyn qui préfèrerait le béton aux sous-bois, si vous voyez ce que je veux dire. Au sommet de leur art ("Kottbusser"), Mahjongg va jusqu'à évoquer Talking Heads dans ce qu'ils ont de meilleur, la complexité des mélodies et des instruments qui s'entrechoquent en rythme dans un funk blanc joué à l'os, aussi exubérant que mélancolique. Le sommet de l'album étant "Rice Rise", une cavalcade post-rock de plus de 8 minutes qui plonge aussi bien ses racines dans l'Afrique ancestrale et tribale, que dans tout ce que la musique occidentale a fait de bon ses trente dernières années. Après les éloquents albums de C.O.C.O. et Dub Narcotic Sound System, Kontpab est donc une excellente surprise. C'est aussi une nouvelle preuve de la vitalité de K Records, l'un des fleurons de la musique indé des 90's, qui poursuit ici brillamment sa route
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Lieu : Stimultania
Ville : Strasbourg
Département : Bas-Rhin
Région : Grand Est
Pays : France



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