INFERNO
INFERNO
Date Du 14/01/2009 à 20h30 au 16/01/2009
MER 14, JEU 15, VEN 16 JANVIER /20 H 30
Le Maillon-Wacken,Parc des expositions, à Strasbourg
THÉÂTRE, ARTS VISUELS / ITALIE
L’Enfer, selon Castellucci, est un tableau vivant en forme de nature morte. Un tableau où les vivants ne sont plus vraiment vivants. Simples mortels, tout à la fois vivants et morts, définitivement accueillis dans les tréfonds de la terre en son obscure forêt. Un tableau donc, comme la page ouverte ou la toile tendue d’un espace immense offert au regard, où le temps s’est arrêté puis suspendu, favorisant la multiplication plastique des images.
Au programme du grand livre d’heurs qui contient nos existences défaites et leurs actions machinales, non pas la terreur du dantesque mais, pour unique tonalité émotive, la douceur et la mélancolie. La forme délicate du souvenir de nos vies, anonymes et intimes. On y retrouve ensemble, déployés et répétés à l’infini, le songe et le chant. La permanence des cris étouffés d’une humanité en bute à sa propre finitude : accidents, crimes ou châtiments. Autant de visages donnés à l’incarnation du mot : catastrophe. On y découvre encore, dans le partage et la tendresse, la présence affirmée d’une cohorte d’individus vêtus aux couleurs d’un Piero della Francesca. Femmes, enfants, vieillards rassemblés en un choeur unique pour l’exécution d’une chorégraphie muette, portée seulement par la partition musicale et les sons prégnants du compositeur Scott Gibbons.
Onirisme, mystère, effets et reflets, les visions allégoriques de Romeo Castellucci y sont fulgurances : piano calciné, chute des corps en prémonition de la tombée des étoiles. Un grand cheval blanc y fera son manège, traçant le grand cercle de l’éternel recommencement. Quelques télévisions happées par le vide se fracasseront tandis qu’Andy Warhol, exhumé du néant en figure de Virgile sorti de sa bagnole emboutie, voudrait servir de guide à l’errance
de nos propres pas sur le chemin de la difficile modernité…
L’adaptation en salle du spectacle Inferno est réalisé dans le cadre d’une collaboration spéciale
avec La Bâtie-Festival de Genève, Septembre 2008
DE ROMEO CASTELLUCCI / SOCÌETAS RAFFAELLO SANZIO
Mise en scène, scénographie, lumière et costumes Romeo Castellucci
Lieu : Maillon
Ville : Strasbourg
Département : Bas-Rhin
Région : Grand Est
Pays : France



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