Halte à la xénophobie d’Etat
Halte à la xénophobie d’Etat
Pour le vivre ensemble
Le président de la République vient de franchir une nouvelle étape. Jusque récemment encore, les propos racistes et l’affichage xénophobe étaient propres aux partis ou groupes d’extrême droite. En mettant à l’index les populations les plus fragiles de la société (les gens du voyage, les Roms) ou en proférant des menaces de retrait de la nationalité française à l’encontre de certains Français d’origine étrangère, la plus haute autorité de l’Etat français, le président de la République, exprime la même position que celle du pouvoir vichyste.
«On n’avait pas vu ça depuis Vichy, on n’avait pas vu ça depuis les nazis». C’est en ces termes que Michel Rocard, ancien premier ministre, s’en est pris, dans Marianne du 7 août, au chef de l’Etat et à la majorité, engagés dans une course avec l’extrême droite.
La surenchère avec l’extrême droite est telle qu’un intellectuel, proche du président, a pu dire : «la déchéance de la nationalité (…) même Le Pen n’est pas allé aussi loin.» (Le Monde du 07/08/2010).
La situation est très grave et rien (affaire Woerth-Bettencourt, crise économique, chômage, etc.) ne justifie le racisme et la xénophobie, affichés par le chef de l’Etat. Proférer de telles déclarations, c’est donner la priorité à la répression qui, comme en 1930, touche d’abord les populations les plus fragiles; c’est créer une atmosphère de guerre civile, exploitée par les éléments les plus rétrogrades de la société qui n’hésiteront pas à saccager des cimetières ou à s’en prendre à des commerces ou édifices appartenant aux Français d’origine étrangère, voire d’attenter à la sécurité ou à la vie des gens jugés «moins Français» que d’autres.
Depuis l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, toutes nos publications et analyses sur la nature du pouvoir sarkozyste s’avèrent, malheureusement, vérifiées. Il est temps de combattre la tentative du pouvoir de préparer la société à accepter un pouvoir raciste, discriminatoire et dictatorial en France. Dans cette optique, nous comptons organiser des actions sur le terrain. Ainsi, parallèlement à nos amis parisiens, nous appelons toutes les organisations associatives, syndicales et politiques concernées par nos préoccupations à l’organisation d’une
Manifestation contre le racisme et la xénophobie
samedi 04 septembre- 16H
Place Kléber- Strasbourg
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Autre communiqué
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Le Cercle Menachem Taffel
La LICRA 67
L’Union Juive Libérale de Strasbourg
L’annonce délibérément médiatisée d’un ensemble de mesures sécuritaires nouvelles, dirigées exclusivement à l’encontre des Roms et des Gens du voyage, nous touche par sa radicalité, car elle aboutit à la stigmatisation de tous les ressortissants de ces communautés
Elle frappe un ensemble de communautés victimes globalement du rejet et du racisme, en France, comme dans la plupart des pays d’Europe.
Ces communautés ont payé un très lourd tribut au cours des années du nazisme. La victoire sur le totalitarisme devrait nous défendre de déclencher de tels mécanismes de stigmatisation, dont nous savons maintenant à quelles horreurs ils peuvent finalement aboutir.
« Plus jamais ça », avons-nous pris l’habitude de clamer face à toute résurgence de racisme, d’antisémitisme ou du rejet de groupes humains, en raison de leur culture ou de leurs choix de vie. Ce « plus jamais ça » nous incite à ne plus accepter même la « première » stigmatisation.
Le Conseil de l’Europe, conscient de la persistance en Europe du racisme à l’égard des Roms et des Gens du Voyage, mène une action permanente de dénonciation de l’antitsiganisme. Il promeut ou soutient de nombreuses initiatives pour que les Roms puissent être mieux compris et acceptés et qu’ils bénéficient partout des mêmes droits que les autres citoyens des différents pays d’Europe.
Les nazis, par leur action monstrueuse à leur égard, ont uni dans la douleur Juifs et Roms. Mais cette douleur partagée crée aussi entre eux une solidarité, et, au-delà, avec tous les hommes qui se reconnaissent dans le caractère universel du respect de la vie et des droits de l’homme.
C’est pourquoi, au-delà de toute opinion politique et, bien que conscients des responsabilités qui pèsent sur nos gouvernants en matière de sécurité publique, les signataires expriment leur profonde inquiétude face aux choix qui viennent d’être faits et plus encore à l’égard de leurs conséquences dans l’opinion de nos concitoyens, à contresens de l’Histoire et de la construction européenne. Les signataires demandent aussi que le génocide des Tsiganes soit enfin reconnu par les Etats de l’Union Européenne.
Lieu : Place Kléber- Strasbourg 16 heures
Ville : Strasbourg
Département : Bas-Rhin
Région : Grand Est
Pays : France



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