Miarka -de son vrai nom Charlotte Nartz- est une chanteuse-musicienne, auteur-compositrice et interprète. Pianiste et accordéoniste de formation, elle se passionne pour la chanson et l’écriture. Officiant depuis une dizaine d’années en tant que musicienne-comédienne et chanteuse dans différentes compagnies de théâtre, elle se lance avec Miarka dans un projet très personnel, tantôt en écrivant elle-même ses textes et ses musiques, tantôt en collaborant avec d’autres artistes. Miarka sait s’entourer ! Éric Mie, chanteur, comédien, dessinateur, écrit et coécrit des textes et des musiques pour elle. Au piano, c’est Dimitri Collignon qui l’accompagne avec ses doigts de fée. Pour l’inspiration, Miarka aime arpenter différentes contrées: le monde d’un Gaston Couté, d’un Jean Richepin, celui des poètes oubliés? ou son monde à elle : on y rit, on y pleure, on y aime? on y chante, quoi.
Éric Mie
:« Si l’on se réfère à la presse, on va voir Eric Mie pour rigoler de la connerie humaine, pour se payer une bonne tranche libertaire, d’humour vache?Le gamin nourri à L’Hara-Kiri, au Sarclo, à Font et Val, à Cavanna? ça va être saignant, cru, ça va frôler le grossier, ça va défriser la midinette, ça va faire grincer les dents des bourgeois, ça va cogner dans le bien-pensant, ça va bouffer du flic et du curé? Bref on va bien se marrer ! Et c’est vrai, pour l’avoir vu en spectacle, je me suis bien marré? Mais pas que?
Si l’on oublie l’interprète truculent, sa présence scénique, ses « baratins », véritables sketchs, qui forgent savamment les liaisons entre les chansons, si l’on pose la guitare, si on ouvre le bouquin?
Ça n’est plus la même musique, le clown est démaquillé, démasqué, on passe de l’orchestre à la partition, de la magie impressionniste du spectacle à la magie expressionniste des coulisses, de la fanfare du théâtre au silence du livre? Et là on s’aperçoit que tout ça n’était que pudeur cachée, on découvre le mec à poil devant sa glace, et « Pomme » peut bien aller se déshabiller?
Tu te prends une bonne claque comme celle que t’inflige un miroir grossissant où tu constates les ravages que la vie a creusés au burin sur ta gueule imparfaite, et tu te marres certes, un peu de travers? mais tu te marres quand même, Eric Mie c’est l’impolitesse du désespoir? »
Bernard JOYET
(Extrait de la préface au deuxième florilège des chansons écrites entre 1988 et 2018 : « Si tu veux te changer en pomme » aux « Editions de la Pigne »)
Le Gueulard est un café culturel situé à Nilvange, commune mosellane de cinq mille habitants, à une dizaine de kilomètres de la frontière luxembourgeoise. Il est créé en décembre 1984 sous la forme d’une société coopérative de travailleurs (encore intitulée société coopérative et participative), par une dizaine d’ami.e.s désireux.ses d’engager une initiative citoyenne et artistique, dans une Moselle où l’industrie sidérurgique s’étiole. Clin d’œil au patrimoine dont beaucoup aspiraient à se détourner, son nom fait référence à l’orifice au sommet des hauts-fourneaux et à la sirène qui ponctuait le quotidien des ouvriers. Animés par l’idée de concevoir un lieu de vie à usages multiples, les porteurs du projet achètent le fonds de commerce d’un bar en liquidation. Sur le modèle de la sociabilité ouvrière, dans le temps du hors-travail, ils imaginent une activité de café mêlée à une programmation artistique et culturelle, associant à la diffusion et création musicales des espaces de forums, de rencontres et d’échanges.
Mus par leurs convictions, ses créateurs ont fait de leur café un espace culturel de proximité post-industriel, porteur de développement local et moteur de l’essor artistique du territoire en mutation de la Vallée de la Fensch. En parallèle du café culturel, ses salariés accompagnent aujourd’hui des associations dans la réalisation de leurs projets, en stimulant une activité de réseau et en leur proposant des espaces de travail et d’échanges.
Lieu : Gueulard
Adresse : Rue Clemenceau
Ville : Nilvange
Département : Moselle
Région : Grand Est
Pays : France



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