AFRIKA KORPS
présenté par le Théâtre de l'Exécuteur
et le Hall des Chars
AFRIKA KORPS
théâtre, présentation publique du travail mené au cours d'une résidence de création au Hall des Chars
écrit, mis en scène et joué par ANTOINE DESCANVELLE
« PLÉTOR SE GUILLOTINE LA LANGUE POUR VOUS FENDRE LA GUEULE »
Dans le premier épisode de ses aventures (MEMBRES ou « mes adieux à la France »), Plétor nous dit qu’il a perdu sa langue, et il va lutter pour la retrouver en convoquant son père et son grand- père. Sa question centrale est : penser sa langue ou être pensé par elle - Quand on perd sa langue, on perd sa pensée. Quand on change les mots on change les idées.
Aujourd’hui, Plétor réalise une chose fondamentale, bouleversante : sa langue, il ne l’a pas perdue, on lui a volé. Et ce « on » c’est le capitalisme et ses acteurs.
Alors il s’en va convoquer de plus vieux ancêtres, ceux qui vivent ou vécurent dans le berceau du monde : l’Afrique. Le capitalisme dit de l’Afrique : ce n’est plus un pays exploité, c’est un pays défavorisé, c’est à dire qu’on ne les a pas volés, en fait, ils n’ont pas eu de chance. C’est pourquoi Plétor veut se rendre là où le plus grand casse du monde a eu lieu.
« J’AI AIMÉ LA FRANCE MAIS LA FRANCE M’A ENCULÉ. »
Il s’agira pour Plétor de poursuivre sa recherche, de passer d’une langue de rupture à une langue de révolte, celles-ci se fécondant, Plétor reviendra voir les français, pour accoucher d’un langage nouveau et l’offrir généreusement à qui voudra l’entendre.
Dans son voyage initiatique transformé en rituel de désenvoûtement, il va adorciser de nouveaux personnages tel que Thomas Sankara, Nelson Mandela et son père, mais aussi Vincent Bolloré, François Mitterand, et une légion d’autres.
«LE CLOWN EST À LA FOIS LE PÈRE ET L’ENFANT DE L’ACTEUR. »
Ce spectacle c'est la naissance d'un langage et d'un monde erratiques, comiques, dysfonctionnels, anachroniques et violents, par la voix d'un enfant sans nase. C'est une explosion, une démultiplication, une foule gigogne qui se presse pour parler en même temps, pour se raconter. Ici les codes classiques de la narration volent au rythme des digressions, qui s'incarnent comme autant de personnages nouveaux; tous s'agitant sur une même scène, et drainant avec eux leurs époques et leurs pérégrinations. C'est un spectacle où les unités de la représentation éclatent et se chevauchent.
« LE THÉÂTRE C’EST LA FÊTE ET LA GUERRE »
C'est le spectacle d'un acteur qui piétine la scène avec deux mille pieds.
Lieu : Hall Des Chars
Ville : Strasbourg
Département : Bas-Rhin
Région : Grand Est
Pays : France



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