CINÉMA EXPÉRIMENTAL - 18h - proposé par le collectif Burstscratch
UNE PROGRAMMATION PROPOSÉE PAR BURSTSCRATCH
Projection de films de Guy Sherwin, Yuiko Matsuyama, Mara Mattuschka, Michel Amarger, Eve Heller, Peter Tscherkassky, Yo Ota, Emmanuel Lefrant, Tim Sharp, Frédérique Devaux et Peter Kubelka.
En présence de Silvi Simon, réalisatrice, membre du collectif Burstscratch
AT THE ACADEMY
GUY SHERWIN, 1974, 4’
Utilisation de found footage tiré au moyen d'une tireuse optique artisanale. Le film exploite les déplacements entre un tirage positif et un tirage négatif de la même boucle. Le son et l'image subissent les mêmes transformations.
HANA – FLEUR
YUIKO MATSUYAMA, 2004, 5’50
Dans ce film, Yuiko Matsuyama s'intéresse à la lumière et aux mouvements qui existent à l'échelle microscopique. Elle essaie notamment d'évoquer métaphoriquement une fleur. Elle procède à des surimpressions en utilisant la même pellicule à plusieurs reprises.
KUGELKOPF
MARA MATTUSCHKA, 1985, 6’
Une ode à IBM. La tête humaine à écrire. Un être qui devient machine avant de redevenir à nouveau humain. Des mains arrachent vigoureusement des morceaux de papier d'une presse. Puis Mimi Minus et une lame de rasoir, l'incident est toujours choquant, malgré les soixante années qui nous séparent de l'œil coupé de Buñuel, ou bien encore de la tonte brutale de Jeanne d'Arc.
UN PETIT BOL D’AIR
MICHEL AMARGER, 1981, 4’30
Le rythme des images va s’accélérant jusqu’à ce que des mots gravés occupent l’écran et deviennent lisibles.
HER GLACIAL SPEED
EVE HELLER, 2001, 5’
« Le monde vu à travers une goutte de lait. J'avais prévu de faire un film sur la manière dont les sens induisent une compréhension en dehors du monde des mots. Ce point de départ est devenu une prophétie personnelle et épanouissante. Un intérieur inattendu a commencé à se déployer, rendu palpable par un trauma qui demeure abstrait. »
OUTER SPACE
PETER TSCHERKASSKY, 1999, 10’
L'impression d'un film d'horreur. Du found footage hollywoodien sert de base au film. Le nouveau tirage et la nouvelle exposition du matériel font se chevaucher les images et les espaces, soustrayant au public tout point d'attache. Des éléments étrangers s'introduisent dans les images et bouleversent le montage. Un électrochoc sur les dysfonctionnements filmiques, un hell-raiser du cinéma d'avant-garde qui déclenche un enfer et mène la destruction avec une beauté rare.
INCORRECT CONTINUITY
YO OTA, 1999, 9’
Ce film se compose de cinq séquences fondamentales, avec des manipulations spatio-temporelles dans chaque séquence qui posent le problème de la continuité dans le plan.
PARTIES VISIBLE ET INVISIBLE D'UN ENSEMBLE SOUS TENSION
EMMANUEL LEFRANT, 2009, 7’
Paysage de brousse. Un ruban du film est enterré à l’endroit même où le plan a été filmé. Le matériau résultant de ce processus naturel de dégradation est conservé sur la pellicule dans son état de dissolution. Ces deux images sont ensuite entremêlées au moyen des techniques de bi-pack et de surimpression. Ces paysages en fusion, c’est la logique d'un monde qui se révèle. Un monde bipolaire, où l’invisible prend corps en même temps que le visible, où l’un se dissout dans l’autre et vice versa.
DAR EL BEIDA
TIM SHARP, 1996, 3’
Dar El Beida s'intéresse aux sentiments des réfugiés et des « étrangers » qui peuplent l'arrière-plan du film de Michael Curtiz, Casablanca, à ceux qui vivent dans une atmosphère de menace, ceux dont l'identité a été amputée ou la nationalité changée arbitrairement, en un mot, aux impuissants. En retravaillant brièvement mais avec insistance la matière première visuelle et sonore que constitue Casablanca, Tim Sharp tisse une toile figurative et acoustique dans laquelle le malaise sous-tend le récit.
K (EXIL)
FRÉDÉRIQUE DEVAUX, 2008, 9’
Images de femmes et d’enfants restés seuls au pays suite à l’exil des hommes. Les vues alternent positifs et négatifs, complémentaires ou contradictoires, rendant sensible le déchirement de ces populations.
ARNULF RAINER
PETER KUBELKA, 1958-1960, 6’30
Voulant rendre hommage à l'œuvre de son ami Rainer, après l'avoir filmé dans son atelier et tenté toutes sortes d'expériences, Kubelka finit par faire un film sans images, soit une succession soigneusement structurée de photogrammes blancs ou noirs, accompagnés ou non de son.
École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg
1 rue de l'Académie STRASBOURG
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Lieu : Auditorium de l'École supérieure des arts décoratifs
Ville : Strasbourg
Département : Bas-Rhin
Région : Grand Est
Pays : France



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